Mon regard sur le passage de Speed au Bénin, une onde de choc digitale que je n'oublierai pas entant que CM.


   
Jean de Dieu M. AHOUVOESSI /
Journaliste animateur /Community manager

«Ce week-end du 23 janvier 2026, je n'étais pas seulement un observateur, j'étais comme vous : captivé. Voir IShowSpeed fouler le sol de Cotonou a transformé ma perception de ce que représente aujourd'hui la puissance d'un écran. Ce n'était pas qu'un simple passage de star ; c'était un séisme culturel en direct, une rencontre électrique entre une icône mondiale et cette jeunesse béninoise dont je suis si fier, assoiffée de montrer son dynamisme au monde entier.
Je me souviens de l'onde de choc dès l'aéroport de Cadjehoun. Pas besoin de protocole officiel pour comprendre l'ampleur de l'événement. En quelques minutes, sous mes yeux, le mot-dièse #SpeedInBenin a fait exploser les compteurs mondiaux. Voir notre drapeau vert-jaune-rouge s'afficher sur les écrans de millions de personnes, de New York à Tokyo certainement, m'a donné une certitude : le Bénin ne regarde plus le monde, il lui parle.
Ce qui m'a le plus marqué, c'est cette transition presque magique entre l'effervescence de Cotonou et le calme historique de Ouidah. J'ai été fasciné de voir Speed, ce personnage d'habitude si excentrique, se confronter à l'hospitalité de nos mères au marché et à la profondeur de notre patrimoine. En testant nos saveurs locales -et en découvrant, pour notre plus grand plaisir, le caractère "incendiaire" de notre piment - il a humanisé la star planétaire qu'il est, créant un pont inédit entre le divertissement américain et notre identité béninoise.
Au-delà des vidéos virales, je vois dans cet événement un enjeu de soft power majeur pour nous. Ce n'était pas seulement du buzz ; c'était une carte postale vivante. Chaque ruelle traversée dans ses lives a montré au monde un Bénin sûr, vibrant et techniquement connecté. Pour moi, c'est la preuve que notre pays est prêt à devenir une terre de contenus majeurs, capable de captiver les algorithmes mondiaux.
Je repars de ce week-end avec une conviction renforcée. Speed est peut-être reparti, mais l'énergie qu'il a laissée derrière lui nous appartient désormais. À nous de transformer cet éclair de visibilité en une flamme durable pour notre propre leadership numérique. Nous ne sommes plus une destination de l'ombre ; nous sommes désormais dans la lumière, et croyez-moi, ce n'est que le début...»

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Droits de la Femme et de la Jeune Fille au Bénin : Entre Progrès Législatifs et Réalités Sociales.